Comment s’enrichir: le guide de l’investissement boursier sans risques



S’enrichir en partant de rien, c’est possible avec la bourse, à condition d’investir sans perdre son capital de départ. Le premier conseil que l’on puisse donner à celui qui veut devenir boursicoteur est de ne pas se baser sur les exemples des youpis qui ont gagné des millions de dollars du jour lendemain. Il est possible d’investir sans risque, à condition de diversifier son portefeuille avec un mélange d’actions et d’obligations. Tout le monde peut devenir rentier grâce à la bourse si l’on suit une stratégie d’achat/vente prudente, basée sur sa propre analyse. 


Comment investir sans risque


Investir dans les obligations

Les obligations sont le type même de l’investissement sans risque. Une obligation est un emprunt qu’émet un État ou une entreprise, qu’il s’engage à rembourser à une date donnée. Il ne s’agit donc pas de prendre une participation dans une entreprise, mais de prêter de l’argent. 

Lorsqu’un particulier achète des obligations, il peut investir sans risques car il est quasi-certain de percevoir à la fois son capital, mais également ses intérêts. Les obligations représentent l’archétype de l’investissement en bon père de famille.

Un État ou une entreprise ne peut pas émettre d’obligations sans obtenir l’aval de l’autorité des marchés financiers.


Les différents types d’obligations

Si les obligations permettent d’investir sans perdre son capital de départ, il est important de se pencher sur leur conception afin d’obtenir un rendement suffisant. Il y a 2 grandes familles d’obligations : les obligations d’État et obligations d’entreprise.

Ce sont les obligations d’État qui représentent le meilleur des investissements sans risques. Les plus connues sont les Obligations Assimilables du Trésor (OAT), qui consistent pour un État à emprunter pour racheter une dette existante, qu’il remboursera moins cher que la précédente.



Il y a également les obligations d’entreprise

Elles sont moins sûres que les obligations d’État, mais le risque de manque de liquidité est rare. Lorsqu’une entreprise a besoin d’un financement, elle se tourne d’abord vers une banque. Elle en obtient une partie, mais il lui manque le reste.

Elle a alors la possibilité d’augmenter son capital, c’est-à-dire d’appeler les particuliers à souscrire des actions. Seulement cela signifie que les actionnaires principaux risquent de ne plus être majoritaires. Afin d’éviter cela, l’entreprise émet des obligations, ce qui lui permet de lever des fonds sans accueillir de nouveaux actionnaires.

Les obligations sont généralement à taux fixe, mais certaines peuvent être à taux variable. D’autres sont indexées sur le cours d’une valeur. Enfin, certaines obligations sont de type amortissable ou in fine.

La diversification des risques


Pourquoi diversifier les risques ?

La notion de diversification est importante dans le cadre d’un investissement sans risque. Devenir boursicoteur ne signifie pas se lancer dans des transactions sans véritable stratégie, sous prétexte que l’on ne joue qu’une faible partie de ses liquidités. Non-seulement la diversification des risques permet de compenser une baisse de marché sur certains actifs par une hausse de marché sur d’autres, mais elle rend également indépendant des grandes fluctuations.

risque placement

Lorsqu’un investisseur a choisi le même secteur, par exemple les technologies Internet. Il s’agit d’un secteur d’activité extrêmement volatile. Bien sûr il permet de s’enrichir en partant de rien, mais l’inverse est également vrai. Lorsqu’il se trouvera en période de baisse, l’investisseur aura tendance à paniquer et prendra de mauvaises décisions à chaud. S’il avait diversifié ses risques, la baisse de ce secteur serait couverte par la hausse d’un autre secteur, ce qui donnerait le temps de trouver des portes de sortie.

A ire aussi : ceux qui ont réussi

Comment diversifier les risques ?

Pour diversifier les risques, on pourra par exemple répartir un certain nombre d’obligations et d’action dans son portefeuille. Les investisseurs ayant un tempérament aventurier pourront par exemple choisir 2/3 d’action et 1/3 obligation. Ceux qui souhaitent devenir rentiers grâce à la bourse auront plutôt intérêt à choisir une répartition comprenant moitié actions, moitié obligations.

Et à l’intérieur de ces actions et obligations, il conviendra de diversifier de manière sectorielle, géographique, ou les deux. Certaines obligations sont plus sûres que d’autres, certaines actions sont des valeurs refuge. Pour investir sans perdre son capital de départ, il est préférable de répartir ses investissements entre le « sécurisé mais peu rentable » et le « pas sécurisé mais potentiellement très rentable ».

Les actions, qu’est-ce que c’est ?


Comment ça marche ?

Une action est une part d’une entreprise. Lorsqu’une entreprise souhaite se financer, elle peut faire appel aux banques et/émettre des actions sur le marché. Elle propose à de nouveaux actionnaires d’apporter de l’argent frais afin d’augmenter son capital, capital qui servira à effectuer un investissement.

À la fin de l’année comptable, on calcule les bénéfices de l’entreprise. On détermine quelle proportion de ces bénéfices restera dans l’entreprise, et quelle proportion sera distribuée aux actionnaires.

acheter des actions

Mais il n’est pas nécessaire d’attendre une augmentation de capital ou l’entrée en bourse d’une entreprise pour acheter des actions. Les parts d’entreprises s’échangent sur un marché secondaire, au sein duquel elles prennent de la valeur et en perdent à chaque minute.

Rien n’est garanti, mais on peut s’enrichir en partant de rien

Le marché des actions n’est pas sans risque, tout le monde le sait. Cependant en partant du principe qu’il est possible de jouer 100 pour gagner 110, puis de rejouer ces 110 pour gagner 130, il est clair qu’il est possible de s’enrichir en partant de rien. Mais attention, il y a une différence entre devenir rentier grâce à la bourse et devenir boursicoteur.

A essayer, le placement qui n’a rien à voir : la tontine

Pour gagner suffisamment d’argent avec la bourse, il faut obtenir un capital important à un moment donné. Et si l’on n’est pas suffisamment prudent avec ce capital, on pourrait bien tout perdre du jour lendemain. Voici 5 conseils de professionnel pour s’enrichir avec la bourse.

5 conseils pour devenir entier grâce à la bourse


Diversifier ses investissements

On parle encore et toujours de la diversification des investissements. Si un investisseur peut s’intéresser à un secteur en particulier, il peut bien entendu investir dans les entreprises qui y évoluent. Mais attention, il va s’agir de diversifier les types d’entreprises afin de diversifier les risques. 

Ne pas choisir que des start-up jouant leur succès sur un coup de poker, mais choisir également des anciennes entreprises solides, possédant un savoir-faire historique.

Le mieux est encore de se diversifier sur plusieurs types d’entreprises. Les secteurs alimentaires et pharmaceutiques sont généralement des bons compléments aux secteurs de production de biens durables, comme l’industrie automobile.

Ne pas acheter/vendre à outrance

Dans les grandes banques d’investissement, des mégas-ordinateurs achètent et vendent des actions à vitesse supersonique. Le boursicoteur n’est pas concerné par ces stratégies, il doit au contraire acheter et vendre avec parcimonie. Tous les professionnels de la bourse vous diront que ce ne sont pas les investisseurs les plus actifs qui obtiennent le meilleur rendement.

Ne pas vendre à la première baisse, ne pas acheter à la première hausse, agir comme le chasseur immobile qui attend le bon moment pour fondre sur sa proie.

Passer peu de temps sur les analyses

Peter Lynch est l’un des plus grands investisseurs boursiers. Son conseil : ne pas perdre de temps. 

Soyons clairs : les experts distribuant leurs conseils sur Internet sont surtout experts en marketing, pas en bourse. Ils se débrouillent pour arriver en tête des résultats des moteurs de recherche, et prodiguent des conseils pour lesquelles ils ont été payés.

Et oui, la plupart des experts sont en fait des blogueurs que des sociétés de communication payent pour vanter la santé d’une entreprise ou d’une autre. Basez-vous sur des journaux financiers fiables, mais ne perdez pas votre temps à rechercher le meilleur investissement boursier en 2015. 

Ne pas tenir compte de l’historique

Les résultats passés ne présagent en rien des résultats à venir. Pour s’enrichir en partant de rien, il faut plutôt rechercher l’innovation. Une entreprise ayant eu de bons résultats par le passé pourrait fort bien ne pas en avoir cette année. Un PDG ayant fait grimper les bénéfices de l’entreprise qu’il dirigeait précédemment, pourrait fort bien n’obtenir que des résultats moroses à son nouveau poste.

Ne regardez pas la colonne de l’historique des actions. Le plus haut niveau d’une action pourrait ne plus jamais être atteint.

Ne pas tenter d’anticiper

Anticiper les mouvements boursiers c’est comme jouer au poker. On suppose que les joueurs autour de la table auront des cartes moins fortes que celles que l’on tient en main. Il se joue tous les jours des millions de coups de poker en bourse, et très peu réussissent.

Beaucoup trop de facteurs vont venir influencer la santé économique d’une entreprise et de son secteur d’activité. N’essayez pas d’anticiper, il vaut mieux attendre que le train démarre et le prendre en marche.

D’ailleurs, même les grands investisseurs boursiers que l’on considère comme des visionnaires, ont simplement joué la prudence. Citons par exemple John Paulson, qui en 2007 avait vu venir la crise des subprimes. Il n’était pas le seul à l’avoir vu, il fut seulement le seul à prendre la menace au sérieux.