Dans quoi investir en 2017: l’Iran, un marché prometteur ?



Il y a quelques années, penser à investir en Iran était une folie. Les choses ont changé, et depuis le levé des sanctions américaines, le pays se développe à une allure qui laisse rêveuse notre vieille Europe. Parmi les secteurs porteurs pour créer son entreprise : la beauté, l’énergie et les matières premières. Où investir en 2017 ? Ne cherchez plus : l’Iran est un marché prometteur, à conditions toutefois d’aimer prendre des risques.


La fin de l’embargo : une chance pour qui saura la saisir


2017 sonne le début des bonnes affaires en Iran, encore faut-il anticiper la date pour être bien placé au moment du départ. Et les français ne sont pas réputés pour être dans les starting-blocks, donc… Heureusement, il y a quand même quelques domaines qu’on maîtrise à la perfection, comme le nucléaire par exemple. L’énergie requiert du savoir faire,et ça tombe bien pour nos entreprises implantées dans ce secteur. Rappelons aux sceptiques que les réserves en gaz et en pétrole sont parmi les plus importantes du monde.

Car comme dans tous les nouveaux marchés qui s’ouvrent, il faut être le premier, et les candidats se bousculent. La concurrence va donc être féroce pour exploiter un marché où tout est encore à construire.


Dans quel pays investir en 2017 ? L’Iran, et pourquoi pas ?

C’est que le marché promet de générer de généreux profits à qui va savoir en profiter. Ce n’est pas pour rien que de nombreux chefs d’entreprise font la navette entre Paris et Téhéran depuis plusieurs mois. Car avant de signer les contrats, il faut déjà avoir nouer des affinités. Parmi les concurrents les plus féroces : les américains, les allemands, les anglais et les chinois, bref nous avons du pain sur la planche pour exister.

Les investisseurs étrangers se lancent aussi : l’exemple des fonds d’investissement britanniques


Les fonds d’investissement anglais n’ont pas pour habitude de passer à côté des profits, et la perspective de voir les sanctions bientôt levée les fait saliver par avance. La bourse de Téhéran a ainsi vu sa capitalisation s’envoler sous leur influence, même si pour le moment, la prudence est encore de mise dans un marché qui va bientôt s’ouvrir.

Mais la population iranienne est jeune, dynamique, elle gagne de l’argent : bref, c’est du pain béni pour les grosses boites qui voient le marché européen ou russe s’assécher. Et beaucoup investissent donc dans leurs actions, en espérant double leur mise très rapidement, voire plus si affinités.



La concurrence européenne : l’Allemagne en pôle position

Les allemands sont en avance sur nous, mais en retard sur les chinois. On ne peut pas gagner à tous les coups, il y a des adversaires plus redoutables que d’autres. Il y a beaucoup d’entreprises allemandes qui sont pour l’instant en sommeil dans le pays, et qui s’apprête à émerger dès qu’on leur en donnera l’occasion.

Les nouveaux projets devraient affluer rapidement, et elles le savent. Mais il ne faudra pas s’endormir, certains pays ayant été moins regardant sur les sanctions. C’est notamment le cas de l’Inde et de la Corée du Sud qui sont très bien placés en Iran actuellement. Quant à Volkswagen, récemment au centre de l’actualité, c’est typiquement le marché qui peut lui permettre de rebondir, les normes de pollution étant pour le moment le moindre souci des iraniens.

Les secteurs qui vont marcher en Iran en 2017


Comme dans certains pays émergeants, il y a ici des secteurs de l’économie qui vont marcher plus qu’ailleurs dans le monde. C’est notamment le cas des cosmétiques, où un énorme marché les attend dans le pays, la production sur place étant très peu développée.

Ses habitants sont en effet férus de produits de beauté, et les grands groupes le savent. Comptons sur eux pour savoir proposer de quoi pleinement satisfaire cette nouvelle clientèle. Toutes les grandes marques sont prêtes à ne pas rater ce virage là : Loréal, St-Laurent, Lancôme… Car si voile il y a, rien n’interdit de se maquiller.

Les autres gros secteurs intéressants

Il n’y a pas que la beauté qui compte, comme disent les moches, et d’autres secteurs attendent aussi 2017 pour investir en Iran, et conquérir de nouvelles parts de marché, indispensables pour continuer à se développer. Au premier rang d’entre eux, on trouve l’énergie. L’augmentation de la production de pétrole va forcément entraîner de gros besoins en infrastructure. Quant au gaz, la Russie n’a qu’à bien se tenir, l’Iran étant un concurrent de poids. On trouve ensuite tout ce qui est transport, constructions de routes et de bâtiments.

pétrole iranien

Même si les sanctions vont être levées en 2017, il faudra un peu de temps avant que les relations commerciales ne reprennent un cours normal. Il faut donc que les entreprises intéressées aient les reins assez solides pour patienter. Pour les aventuriers, il est aussi possible de réaliser un investissement juteux en Grèce… Les bonnes affaires se font souvent à contre courant.