Contrat Madelin 2017: comment gonfler sa retraite ?



Quand on est commerçant ou travailleur indépendant, la retraite fait peur. Certes, le temps sera venu d’aller à la pêche, mais à quel prix ? Car les cotisations de toute une vie ne donnent pas grand chose au final, et sans une épargne supplémentaire, il faudra se préparer à des années de vaches maigres. Heureusement, des solutions existent pour parer à cette baisse de revenus, comme celle de souscrire un contrat Madelin en 2017 : le taux de rente est garanti et permet de gonfler sa retraite en fonction de ce qui a été mis de côté dans le cadre de ce dispositif.


Qu’est ce qu’un contrat Madelin ?


Les conditions en 2017 sont toujours les mêmes, pour ces contrats qui sont au nombre de 4. Car Madelin, ce n’est pas que de la retraite. C’est aussi de la prévoyance, la loi Madelin santé et une garantie perte d’emploi. Avoir une affaire rentable ce n’est pas tout. Il faut aussi penser à l’avenir.

Prendre sa retraite dans de bonnes conditions

Partir à la retraite quand on est indépendant est un choix difficile à faire tant les revenus vont baisser, raison pour laquelle certains commerçants travaillent jusqu’à un âge avancé par rapport aux salariés. Raison pour laquelle il faut épargne pour une complémentaire digne de ce nom pour avoir une rente venant compléter le régime général. Pour faciliter cet épargne du commerçant les sommes versées sont déductibles des impôts, dans une certaine limite.

Mais pour qu’il en ait pour tous les goûts, le contrat Madelin existe en plusieurs versions : en mono support, en multi-support ou en points. La différence entre les 2 premiers réside essentiellement dans les risques que chaque client est prêt à prendre : d’une sécurisation totale pour le premier avec un rendement qui tourne autour de 3% à une prise de risque pour le second (investissement en action) dans l’espoir de gagner un peu plus. Le troisième, lui, est un peu plus compliqué, avec des cotisations qui se transforment en points.


Les avantages et les inconvénients

Faire des économies d’impôt bien entendu ! Et pour les gros revenus, ceux qui sont fortement imposés, c’est encore plus intéressant, jusqu’à 41%. Dans le cas d’un contrat qu’il n’est pas possible de racheter, s’ajoute à cela une exonération d’ISF sur les sommes épargnées, puis sur les rentes versées, à condition d’avoir mis de l’argent de côté de cette façon là pendant au moins 15 ans.

Parmi les inconvénients, le fait de ne pas pouvoir toucher un capital au moment de prendre sa retraite. C’est de la rente, un point c’est tout, et il n’est pas possible de récupérer son argent si besoin avant de prendre sa retraite. Même chose en cas de décès. Ensuite, il y a des frais sur les versements, qui sont assez importants, en tout cas plus qu’un contrat d’assurance vie, environ 4% sur les versements.

A cela il faut ajouter des frais de gestion allant parfois jusqu’à 1%. Bref, c’est à se demander si les grandes gagnantes du système ne sont pas les sociétés d’assurance. Et si vous voulez en changer, il y aura aussi des frais de transfert. Le meilleur contrat retraite Madelin sera donc celui qui saura tous les minorés. Un rapide comparatif permettra de se faire une idée. Important lors du choix : il faut que le taux de rente soit garanti.



Bon à savoir

Il est possible d’en souscrire plusieurs en même temps, même si cela ne changera rien aux économies d’impôts qu’il est possible de faire dans ce cadre là. Diversifier les compagnies d’assurance, c’est aussi répartir les risques, ce n’est pas forcément une mauvaise idée à l’heure où plus personne n’est à l’abri de la faillite.

Il est aussi possible de se servir de la fiscalité de l’assurance vie pour son contrat Madelin. A chacun donc de faire ses calculs. Le mieux est quand même de se faire aider par quelqu’un dont c’est le métier.

Les personnes concernées par le dispositif

Les travailleurs indépendants concernés doivent déclarer leurs revenus en BIC ou en BNC. Il peut s’agir d’un commerçant, d’une personne exerçant en profession libérale, d’un artisan, d’un gérant de SARL (à condition qu’il ait plus de la 1/2 des parts) ou d’une EURL et même du conjoint s’il participe à l’activité et qu’il n’est pas rémunéré pour cela.

Le déblocage anticipé

Contrairement à ce qu’on peut croire au premier abord, il est possible, mais seulement dans certains cas bien précis. Ainsi, on peut récupérer un partie des sommes ainsi économisées si on ne peut plus travailler suite à une invalidité importante, au moins de 80%.

Autre motif : la liquidation judiciaire de son entité qui entraîne un arrêt total de son travail. Ou encore, dans la série des accidents de la vie pas sympas à vivre : mort du conjoint, surendettement, fin de droits chômage.

La loi Madelin agricole


Le dispositif n’a pas oublié les agriculteurs, et heureusement quand on sait à quel point ils mangent le pissenlit par la racine quand ils ne sont plus en activité. Pour en bénéficier, in faut être un TNS agricole. Ici, les avantages sont plus importants que pour un travailleur non salarié « classique ». Car la déduction est fiscale mais aussi sociale. Important : il faut cotiser à la MSA et ne pas être en retard dans le paiement de ses cotisations en ce qui concerne l’assurance vieillesse.

Madelin agricole

Par contre, en ce qui concerne la santé et la prévoyance, il n’y a pas de différences.

Un placement populaire chez les indépendants (travailler non salariés)


Il faut dire que les solutions pour préparer sa retraite ne sont pas si nombreuses que cela, ce qui explique cet attrait des TNS pour la retraite complémentaire Madelin. Dans une gamme à peu près similaire, les salariés peuvent ouvrir un PERP. On parle de 60% des commerçants qui ont souscrit, c’est beaucoup.

Quant au montant des rentes, elles dépendent de l’argent qui a été versé tout au long des années d’épargne. Mais la moyenne annuelle est légèrement supérieur à 3000 euros.

Souscrire un contrat Madelin en 2017, c’est donc la possibilité de gonfler sa retraite le moment venu. Toutefois, pour toucher une grosse rente, il faudra beaucoup épargner, avec la perspective de ne pas revoir son argent avant longtemps. Rares sont ceux qui pourront se payer une île pour leurs vieux jours…