Les meilleurs investisseurs du monde: Warren Buffet, George Soros, Carl Icahn, Peter Lynch, John Paulson…



Le meilleur investisseur du monde peut être aussi bien celui qui anticipe comme John Paulson, que celui qui marche sur des œufs. Investir comme Waren Buffet signifie ne pas prendre de risques, alors que les meilleures stratégies d’investissement en bourse de George Soros s’apparentent à une charge d’éléphant dans un magasin de porcelaine. Peter Lynch, Carl Icahn et leurs confrères ont tous eu le bon flaire à un moment donné, mais aucun d’entre eux ne se prend pour un surhomme. Et si vous-aussi en saviez suffisamment pour gagner en bourse ? Pour preuve, voici comment ils ont fait.


Waren Buffet : prudence et réflexion


Waren Buffet n’est pas un prédateur, c’est un bon père de famille, tout du moins d’un point de vue investissement. Investir comme Waren Buffet consiste à ne s’intéresser qu’aux entreprises sous-évaluées ou sous-cotées, possédant un savoir-faire particulier. Il s’intéresse aux entreprises de niche, si possible non-rentable, et leur donne les moyens de se hisser au sommet.

La troisième fortune mondiale qu’est Waren Buffet s’est approchée de la bourse dès l’âge de 16 ans, au milieu des années 40. La biographie de Waren Buffet révèle que c’est en 1956 que démarrent les choses sérieuses. Il s’installe dans sa ville natale d’Omaha dans le Nebraska, et achète progressivement les parts du groupe Berkshire Hathaway.

Par le biais de ce qui n’était qu’une entreprise de textile au début, il finit par acquérir une compagnie d’assurances, puis une autre, puis une autre.

Aujourd’hui la valeur d’une seule action de Berkshire Hathaway est supérieure à 120 000 $. Quand l’indice S&P 500 perd 33 %, l’action de Berkshire Hathaway ne perd que 13 %. Entre 1965 et 2007, le portefeuille boursier de Waren Buffet a progressé en moyenne de 21,1 % par an.


George Soros : l’investisseur sans peur


George Soros revient de loin. Né juif hongrois à Budapest en 1930, il est contraint de changer de nom en 1936 pour échapper à la montée du nazisme. En 1947, c’est le communisme qu’il doit fuir en émigrant en Grande-Bretagne. Il bâtira ainsi une philosophie libérale, qui l’amènera à partir tenter sa chance aux États-Unis en 1956.

Dès lors il n’a qu’une seule idée en tête : gagner un demi-million de dollars. Beaucoup d’années plus tard, il aura dépassé cette performance en pointant à la 46e fortune mondiale avec plus de 40 milliards de dollars.



Biographie

George Soros connaîtra son baptême du feu au cours de la crise économique de 1992. Grace au pouvoir d’investissement accumulé par son groupe de Soros Fund, ainsi que le Fond Quantum, il spécule en masse sur la baisse de la livre sterling.

Résultat : le gouvernement britannique est contraint de sortir du système monétaire, et George Soros gagne près de 1 milliard de dollars en une nuit. Le monde entier découvre alors celui que l’on surnomme « l’homme qui a fait sauter la banque d’Angleterre ».

Malgré son tempérament de spéculateur prédateur qui lui vaut tout de même d’augmenter la valeur du Fond Quantum de 30 % de 1973 à 1983, George Soros reste un philanthrope. Celui qui maîtrise certainement les meilleures stratégies d’investissement en bourse n’a pas oublié ses pérégrinations de jeunesse face au nazisme et au communisme. C’est ainsi qu’il crée plusieurs fondations visant à défendre les droits humains et à promouvoir la démocratie.

Carl Icahn et l’approche en douceur


Carl Icahn vient d’une famille modeste, à un tel point qu’il a dû emprunter pour payer sa charge de courtier lorsqu’il a commencé comme trader. Celui qui se destinait au départ à la psychologie puis à la médecine, est finalement devenu un trader redouté par les dirigeants des entreprises cotées en Bourse, mais vénéré par les épargnants. Le magazine Fortune avance que Carl Icahn aurait fait gagner 50 milliards de dollars aux actionnaires des entreprises sur lesquelles il a jeté son dévolu.

investir intelligemment

La stratégie de Carl Icahn est lente et progressive. Il commence par prendre une participation minoritaire au capital d’entreprises sélectionnées sur le volet.

Peu importe le secteur industriel, c’est l’investissement qui compte. Il prend de plus en plus de place au sein du conseil d’administration, jusqu’à ce qu’il provoque la vente. Carl Icahn dispose aujourd’hui d’une fortune de plus de 12 milliards de dollars, qu’il a fabriquée de toutes pièces en ne comptant que sur lui-même.

Son caractère d’investisseurs se résume en sa citation préférée : « si vous voulez un ami en affaires, achetez-vous un chien ».

Peter Lynch ou la bourse pour tout le monde


Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse ? C’est en tout cas ce que pense Peter Lynch, investisseur complètement atypique. Selon lui « si vous consacrez plus de 13 minutes à l’analyse économique et aux prévisions de marché, vous avez perdu 10 minutes ».

Car la philosophie économique de Peter Lynch et que trop d’analyses tue l’analyse. Il est persuadé qu’un amateur a de bonnes chances d’obtenir de meilleurs résultats que des financiers professionnels, à partir du moment où il connaît bien l’entreprise dans laquelle il investit.

Raisonnement surprenant dès lors que l’on sait que Peter Lynch a fait passer le fonds Magellan de 18 millions de dollars d’actifs à sa création en 1977, à 14 milliards de dollars en 1990. Pourquoi jusqu’en 1990 ? Parce que c’est à cette époque qu’il décide de prendre sa retraite. Et oui, Peter Lynch est l’un des rares parmi les meilleurs investisseurs du monde à avoir finalement prit sa retraite.

Aujourd’hui il a créé la fondation Lynch, qui forte d’un actif de 70 millions de dollars, soutient les hôpitaux, la recherche médicale, l’éducation, la culture et l’histoire.

John Paulson, celui qui a vu la crise avant tout le monde


réagir face à la crise

Pour réussir il faut parfois savoir prendre des risques, et John Paulson a su les prendre au bon moment. À l’horizon 2007, ce diplômé d’Harvard prévoit l’éclatement de la bulle immobilière et l’effondrement du marché des subprimes.

Il crée ainsi 4 fonds spéculatifs dont l’objet sera de couvrir les risques de défaillance des titres hypothécaires. La planète découvre alors le portrait d’un des seuls traders à être sorti gagnant de la crise économique mondiale. 

Ce chiffre parle de lui-même : le fonds Paulson Credit affiche une performante de +590 % en 2007.

Son fonds d’investissement créé en 1995 renferme aujourd’hui 36 milliards de dollars d’actifs, John Paulson se place aux alentours de la 40ème fortune mondiale. Reconnu comme un véritable guru dans le milieu de l’investissement, il s’est même adjugé les services de l’ancien président de la réserve fédérale américaine, Alan Greenspan.