Le meilleur investissement financier à long terme: acheter des actions en bourse est le plus rentable!



Au vu des incertitudes qui planent au-dessus des pensions de retraite, beaucoup de trentenaires pensent déjà à investir pour leurs vieux jours. Et quel est le placement le plus rentable à long terme ? Les actions. Oui, des études effectuées par l’AMF sur les marchés américains, allemands, anglais et français prouvent que le rendement moyen sur 30 ans a été de 6,6 %. Et encore, on parle net d’inflation. Ainsi, l’équivalent de 100 $ US investis en deutsche marks sur des actions allemandes en 1934, et dont les dividendes auraient été réinvestis d’année en année sur les mêmes actions, permettrait aujourd’hui d’obtenir un capital de 87 000 €. Et pour obtenir les meilleurs placements financiers à long terme, nul besoin de bénéficier d’informations prioritaires. Il suffit d’investir dans le CAC 40.


Placements à long terme : les preuves


Le meilleur placement selon l’AMF

Dans un rapport du 6 décembre 2013, l’observatoire de l’épargne de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a jeté un pavé dans la mare. En sous-titre : le rapport affiche « un investissement en actions françaises effectué en 1988 et conservé jusqu’en juin 2013 a affiché le meilleur rendement».

La moitié a été atteinte en réinvestissant les dividendes versés. Mais attention, l’observatoire de l’épargne de l’AMF précise que les investissements sur des durées plus courtes peuvent parfaitement procurer un rendement négatif. À ce titre, le rapport indique que les investissements réalisés en 2000 et en 2006 étaient encore en rendement négatif en 2013.

Et l’AMF de prouver, chiffres à l’appui, que les chocs boursiers des années 2000 ont été absorbés par les gains engrangés par les investissements effectués entre 1988 et 1996.

Et il n’y a pas que les actions françaises, car toujours selon le rapport, les britanniques, allemandes et américaines ont permis des rendements similaires entre 1988 et 2013.

En tenant compte des dividendes réinvestis, le rendement réel moyen d’un investissement en actions françaises réalisé en 1988 et conservé jusqu’en 2013 a été de 6,6 % par an. Précisons que ce chiffre tient compte de l’inflation. C’est mieux que les obligations d’État à 10 ans, qui ont affiché un rendement moyen de 6,2 %.


Selon l’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF)

L’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière est un centre de recherche indépendant, ayant pour mission de fournir des analyses et des informations pour les professionnels de l’épargne et de l’immobilier. Ses membres sont composés de grands acteurs de la finance et de l’immobilier.

En 2008, l’IEIF déclarait dans les colonnes du Figaro que ses observations sur le long terme montraient que l’investissement le plus rentable était les actions, suivies par l’immobilier, suivi par les obligations et enfin les placements monétaires. Au moment de cette déclaration, les françaises avaient subi un sérieux revers suite à la crise des subprimes. Elles affichaient pourtant un Taux de Rendement Interne (TRI) de +4,4 % sur 5 ans.

Selon l’IEIF, le TRI sur 35 ans dépasse 10 %. Sur la même période, l’or rapporte 5 % et le placement en immobilier de bureau 4,9 %. Les livrets A ferment la marche avec un rendement de 3,5 %, toujours sur 35 ans. 



Selon Allianz Global Investors

Allianz Global Investors est un des leaders mondiaux de la gestion d’actifs, avec 304 milliards de dollars d’actifs gérés au 31 décembre 2012. Sur le marché français, la société pèse la bagatelle de 80 milliards d’euros d’encours. On peut donc décemment affirmer qu’elle s’y connaît.

Le 24 février 2014, la société remet un rapport sur les placements boursiers à terme aux États-Unis, se basant sur des données disponibles depuis 1801. Il en ressort que 100 $ investis dans un portefeuille en 1871 déboucheraient aujourd’hui sur un capital d’environ 15 millions de dollars. Les entreprises allemandes ne se débrouillent pas mal non-plus, car la même somme investie en 1934 permettrait aujourd’hui un capital de 87 121 €.

Selon l’étude, le rendement annuel net d’inflation a été de 6,94 % depuis 1801. Le pic a été atteint entre 1857 et 1887 avec 10,63 %, alors qu’à cette époque les emprunts d’État affichaient des pertes. Seulement pour obtenir l’investissement le plus rentable il faut attendre au moins 30 ans, c’est ce qu’il ressort de l’étude rendue publique.

Trouver le meilleur placement à long terme


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Les investissements doivent durer 30 ans

Les chiffres des différentes études publiées par l’AMF, l’IEIF et Allianz Global Investors le prouvent : les actions présentent l’investissement le plus rentable sur le long terme, c’est-à-dire sur 30 ans au moins. La raison est simple, leur valeur est déterminée par les bénéfices des entreprises. Si l’on vend ses actions à un moment où l’entreprise fait peu de bénéfices ou présente peu d’opportunités, le prix est faible et la rentabilité avec. L’actionnaire peut donc choisir de les conserver et de percevoir un faible dividende.

Mais si l’année d’après l’entreprise renoue avec les bénéfices, les dividendes perçus seront supérieurs à ceux de l’année précédente. S’il calcule la moyenne de ces 2 années, il obtiendra donc un bon rendement. Si au cours des 2 années suivantes les résultats ne sont pas bons, les bénéfices pourraient revenir 3 ans après.

L’inflation et les placements boursiers à terme

L’inflation joue un rôle prépondérant dans les résultats. Si une baguette de pain valait 0,09 € en 1970, en 2012 elle valait 0,86 €. Pourquoi : à cause d’elle. 

C’est exactement ce qui se passe avec le prix d’une action. Avec le temps les tarifs des matières premières augmente, ainsi que le coût des différents éléments qui composent la chaîne de production de l’entreprise. Pour compenser cette hausse, l’entreprise est obligée de vendre toujours plus cher, ce qui débouche forcément sur une hausse du prix d’une action, même lors d’une année de faible rendement ou de perte.

Prenons l’exemple d’un investisseur qui achète des actions d’une entreprise en 1980. Admettons qu’il les revende en 2014, alors qu’elle affiche des pertes et que son cours a chuté. Et bien le prix sera toujours largement supérieur de celui auquel il l’a acheté en 1980.

Réinvestir les dividendes

Les études précisent toutes que le rendement moyen de 6 % par an n’est valable que si l’investisseur réinvestit les dividendes versés dans ladite entreprise. Admettons par exemple qu’un investisseur achète des parts d’un constructeur automobile. Les études lui conseillent de racheter des parts tous les ans avec les dividendes perçus.

Pour arriver à ce résultat, il faut bien entendu acheter des actions en quantité suffisante, de manière à ce que les dividendes combinés de toutes les actions puissent permettre d’en acheter au moins une autre. Ensuite, l’investisseur ne doit pas toucher à son pactole pendant au moins 30 ans. 

Comment choisir ses placements boursiers


achat d'action

La diversification géographique n’est pas nécessaire

Dans un portefeuille spéculatif, la diversification est primordiale. Mais lorsque l’objectif est d’obtenir le meilleur placement à terme, la diversification géographique n’est pas nécessaire. L’enquête de L’AMF montre que les allemandes, britanniques, françaises et américaines sur 35 ans avoisine les 6,6 %.

En revanche, les pics de performance diffèrent selon les régions du globe. Un investisseur pensant qu’il pourrait avoir besoin de retirer sa mise avant une période de 30 ans ou de 35 ans, pourrait choisir la diversification géographique. 

Privilégier les valeurs du CAC 40

Toutes les études réalisées sur la pertinence de la conservation des actions pendant trente ans se sont basées sur des sociétés incluses dans de grands indices. Les placements à long terme doivent s’effectuer sur des sociétés solides, dont on est sûr qu’elles seront encore là dans des décennies. Certes elles peuvent subir des absorptions, ou des fusions-acquisitions, mais elles ne feront que former un groupe plus grand.

Dans un tel portefeuille, il est préférable d’éviter les start-up ayant pour seul objectif de prendre un maximum de risques afin de faire monter leur valeur.