Le pays où il faut investir en 2017: pariez sur la Mongolie, le nouveau Qatar !



Coincé entre la Chine au sud et la Russie au nord, la Mongolie n’a que peu de lacs, peu de rivière, et aucun accès à la mer. Le développement économique de ce pays de moins de 3 millions d’habitants était donc léthargique, jusqu’à ce que l’on découvre des richesses dans son ventre. Uranium, charbon, or et cuivre éveillent maintenant l’intérêt des grandes puissances économiques mondiales. Plus que jamais y investir devient pertinent. Car investir son argent dans un pays en plein boom économique peut permettre de dégager d’intéressants bénéfices.

3 bonnes raisons de le faire


Une croissance économique à 2 chiffres

S’il fallait choisir d’investir son argent dans un pays émergeant, on en préférait un où la croissance économique est importante. Avec la Mongolie, on est plutôt servi. + de 15% de croissance, le pays se place comme l’un des plus dynamiques de cette région du monde.

Il faut dire que tout reste à faire dans ce pays de moins de 3 millions d’habitants, la moitié de la population vit dans la capitale Oulan-Bator. Le reste est composé de nomades vivant comme en Europe à la fin du XVIIIe siècle. Tout est à faire, à commencer par les réseaux routiers, les infrastructures d’eau et d’électricité, et plus généralement l’immobilier.


Des ressources naturelles de 130 fois son PIB

Les raisons qui poussent les financiers à investir en Mongolie sont ses immenses ressources minières. Le géant minier australien Rio Tinto a par ailleurs ouvert le plus grand gisement mondial de cuivre et d’or, en plein désert de Gobi. Ce gisement devrait à lui-même représenter 1/3 du PIB à terme.

Mais ce n’est pas tout, car la valeur des ressources minières est estimée à 1300 milliards de dollars. En 2013, le PIB était de 10 milliards de dollars. Les réserves qu’elle détient dans son sous-sol permettraient ainsi de multiplier sa richesse par 130. Charbon, uranium, mais également or et cuivre intéressent qui veut investir son argent dans un pays en plein boom économique.

L’uranium notamment

Elle attire particulièrement les puissances économiques utilisant l’énergie nucléaire, telles que la France. On considère qu’à l’horizon 2023, Elle exploitera les 2 plus grandes ressources d’uranium au monde. La visite de Laurent Fabius en 2013, juste après le passage d’Angela Merkel, n’est pas innocente. Les champions de l’énergie comme GDF Suez, Areva et Air Liquide ont emboîté le pas du ministre des affaires étrangères pour venir y investir.

Selon les spécialistes, le pays contiendrait 10 % des réserves mondiales de charbon, ce qui serait donc 2 fois plus important que l’Indonésie, actuel plus gros exportateur. Il y aurait encore la possibilité d’ouvrir 160 gisements de charbon, sans compter les potentielles mines d’étain, d’or et d’argent.

Des géants économiques comme voisin

Jusqu’alors la Mongolie bénéficiait de la croissance économique de la Chine et de la Russie. Ce qui était alors un atout indéniable devenait également une épine dans le pied, car elle dépendait de la santé économique de ses deux géants de voisin. Avec l’arrivée massive de capitaux étrangers, elle est maintenant en mesure de diversifier les risques en augmentant son portefeuille de clientèle.

Pourquoi investir dans un pays émergeant ?


Tout est à construire

Si l’on devait choisir dans quel pays investir en 2017, il serait préférable d’opter pour les pays émergeant où tout est à construire. Ici, si la croissance du PIB a atteint +16,5 %, tout reste à faire. 36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et l’on considère que 60 % des habitants sont sans emploi.

L’inflation avoisine les 18 %, et il commence à se créer un fossé entre la population urbaine et la population rurale. C’est dans ce contexte que les autorités cherchent à améliorer leur transport ferroviaire.

Ce sont ainsi 5600 km de voies ferrées qui devraient être construites à travers le pays, un contrat gigantesque qui fera augmenter la valeur des actions de celui qui l’obtiendra. Car c’est l’avantage d’investir son argent dans un pays en plein boom économique : le retour sur investissement est bien plus important que dans des pays développés.

Les communications sont quasiment inexistantes en Mongolie, il y a donc du travail en perspective pour Arianespace qui tente de négocier un projet de satellite. On peut raisonnablement dire que toute entreprise destinée à investir là-bas sera récompensée par des bénéfices, et ses actionnaires avec.

Il va falloir de l’immobilier

Les pays émergeant sont certainement les meilleurs endroits où investir dans l’immobilier dans le monde. Car la Mongolie sera bien obligée de construire pour héberger tous ces étrangers venus assurer son développement économique.

Construire des voies ferrées, des routes, mettre en place les machines et exploiter les ressources minières, tout cela va nécessiter de la main-d’œuvre. Bien peu parmi les 2,9 millions d’habitants sont suffisamment qualifiés assurer cette tâche. Elle devra faire appel à des travailleurs étrangers, principalement venus du voisin chinois.

immobilier mongol

L’immobilier est une bonne idée pour investir à l’étranger avec un bon niveau de sécurité, en Mongolie cela pourrait même signifier de belles chances de plus-value. Car pour permettre à des étrangers d’y investir, les autorités vont devoir prendre des mesures garantissant la propriété de l’investissement. Un citoyen européen pourrait donc fort bien acheter de l’immobilier sur place, et voir le montant de son investissement récompensé en peu de temps.

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Développer la consommation interne

Lorsque des étrangers se mettent à investir dans un pays émergeant, ils créent un mécanisme de levier. Les populations viennent s’installer, ce qui nécessite bien sûr de l’immobilier, mais également le développement de services. Si l’on regarde la capitale Oulan-Bator aujourd’hui, on s’aperçoit qu’elle est entourée de montagnes et qu’elle propose bien peu en dehors des stands de rue.

Il faudra aménager les services sanitaires pour accueillir les nouvelles populations. Il faudra également créer des écoles, des commerces, et importer toutes sortes de boissons, de nourriture et de biens de consommation qui n’existent pas actuellement.

Le développement de la consommation interne d’un pays émergeant est important, car il permet d’amortir sa dépendance vis-à-vis de ses principaux importateurs. Or le pays est actuellement dépendante de la consommation de Chine et de Russie. Comme le montre le graphique de l’évolution de son PIB, qui a chuté de -1,3 % en 2009. Il s’est vite remis sur pied.

Mais le gouvernement mongol veut éviter que ce genre de scénario ne se reproduise, et aimerait instaurer une consommation interne.


Comment se déroule un boom économique ?


boom économique mongol

L’effet de levier des pays émergeant

Le pays possède donc d’immenses ressources minières. Pour les exploiter, les autorités doivent faire appel à de la main-d’œuvre étrangère. Il faut donc construire des logements pour accueillir cette main-d’œuvre étrangère. Il faut également amener des services et des marchandises pour leur consommation interne.

Cette consommation interne permettra de générer des ressources à l’intérieur même du pays. C’est ce que l’on nomme l’effet de levier, propre à l’investissement dans un pays émergeant.

Inciter les autres pays à investir à l’étranger

Pour amener des capitaux dans un pays émergeant, il faut inciter les puissances économiques existantes à investir à l’étranger. Pour cela, rien ne vaut de se baser sur des modèles déjà en place, connus et inspirant confiance. C’est ce qu’a fait la Mongolie en créant une banque d’investissement et un fonds souverain, afin de centraliser les revenus tirés des ressources minières.

L’objectif étant de réinvestir cet argent dans le développement des infrastructures et de la consommation interne, on se trouve bel et bien dans une situation de levier économique. Mais ce n’est pas tout, car pour rassurer les investisseurs étrangers, il faut une bourse. C’est ce qu’a accompli le gouvernement, en passant un accord avec le London Stock Exchange afin de relancer la bourse locale.

Dans quel pays investir en 2017 pour trouver le boom économique ?


Pour investir dans un pays émergeant, il est préférable de choisir des pays renfermant des ressources naturelles dans leur sol. On choisira également la stabilité politique, les situations de crise de guerre n’étant pas bonnes pour la croissance. Dans ce contexte, la Mongolie présente véritablement un bon profil.

C’est l’un des rares pays voisins de la Chine à ne pas avoir de disputes territoriales en cours. Comme on l’a dit, elle renferme un trésor de 1300 milliards de dollars dans son sous-sol. Et ces réserves, le monde entier en a besoin.

A connaître avant d’investir

Il s’agit d’un très grand pays d’un 1 566 500 km². 80 % de son territoire se situe à plus de 1000 m d’altitude. Le climat présente la particularité des extrêmes. En hiver, la température peut descendre à -40°. En été dans le désert de Gobi, elle monte à plus 40°. Ses frontières sont constituées de montagnes, avec le plateau tibétain au sud, les monts Khingan et L’Altaï à l’ouest.

D’autres pays à forte croissance où investir dans le monde


Acheter à Paris, Londres ou New-York coûte maintenant beaucoup trop cher. Ceux qui font fortune sont ceux qui ont su être là avant les autres. Pour investir, il faut aller là où il y a la plus forte croissance. Ainsi la Chine est déjà du passé, place à l’avenir et aux pays qui ont un potentiel pas encore exploité.

Toutefois, il faut savoir que ce sont quand même pour la plupart des pays à risque, du fait d’une certaine instabilité politique et de grande disparité dans la répartition des richesses.

  1. Le Mozambique : d’immenses ressources naturelles, mais un pays encore presque totalement tourné vers l’agriculture.
  2. Le Bhoutan : exporte de plus en plus d’énergie, surtout vers l’Inde. Pour vraiment émerger, il faudrait qu’il arrête de discriminer autant les femmes.
  3. La Papouasie-Nouvelle-Guinée : de l’or, du cuivre et du pétrole. Reste que pour investir, c’est quand même un truc à la Indiana Jones.
  4. La Côte-d’Ivoire : l’Afrique, encore et toujours, terres d’aventures et d’eldorado. Ici, l’or, c’est le cacao.
  5. L’ Ouzbékistan : coton, gaz et or. Reste que politiquement…
  6. La Birmanie : depuis que les militaires ont desserré la corde, le pays attire, et la jeunesse, nombreuse, ne demande que cela.
  7. La République démocratique du Congo : des ressources mais une économie à la traine.
  8. Le Turkménistan : quand les réformes arriveront, ces stocks de gaz en feront un pays très riche.
  9. L’ Ethiopie : c’est la plus grosse croissance en PIB dans le monde. + 8,50% en 2017. Industrie, énergie, tout y est.

Focus : l’Éthiopie

Sa croissance fait rêver le monde entier. Ceux qui ont connu Addis-Abeba ne serait-ce qu’il y a 5 ans ne la reconnaitrait pas. Les infrastructures poussent comme des champignons et le dynamisme se mesure à tous les étages. Reste que le pays est soumis aux aléas climatiques, et en particulier à la sécheresse.

Les crises alimentaires ont tout détruits dans le passé, et elles pourraient se reproduire. Il y a quand même encore 90% des habitants qui vivent de l’agriculture, et quand il n’y a plus d’eau, c’est forcément une catastrophe humanitaire.

investir en ethiopie

Mais le pays avance, et sait maintenant répondre à ce genre de crise. Les enfants sont nombreux à être scolarisé, et les réformes tombent les une après les autres pour continuer à afficher un taux de croissance exceptionnel.

La Birmanie (Myanmar)

Il y a tout à construire dans ce pays, et les investisseurs jubilent devant les réformes économiques en cours. Le pays s’est ouvert aux capitaux étrangers, le rendant très attractif. Les usines ouvrent les unes après les autres, et même Coca)Cola c’est installée à Rangoon. 

Rappelons que le sol de la Birmanie regorge de ressources naturelles et depuis que les militaires ne s’occupent plus trop de la politique, elles sont enfin exploitées à leur juste valeur, ce qui explique ce PIX x 4. Bien sur, les chinois ne sont pas les derniers à aller y faire de bonnes affaires. Quant tous les conflits ethniques seront réglés, le Myanmar passera encore à la vitesse supérieure.

Le Mozambique

On ne donnait pas cher de sa peau il y a encore 10 ans, et pourtant le Mozambique s’annonce comme un des pays africains les plus porteurs. On lui prédit une croissance économique d’une belle ampleur à partir de 2020 de plus de 20% par an !

La raison : des réserves en gaz naturel à faire pâlir de jalousie les plus gros producteurs de la planète. Et ces gisements commencent seulement à être exploités. Pour cela, les investissements affluent de l’étranger. Une centaine de milliards.