Conseils boursiers 2017: le guide pour investir sur les meilleures actions



2017 sera l’année de la reprise de la croissance dans la zone euro et au niveau mondial. Les prévisions boursières sont donc optimistes, à condition de savoir quelles actions acheter. À défaut de parler précisément des entreprises concernées, nous pouvons dresser la liste des secteurs permettant d’investir dans des actions rentables. Pour obtenir le meilleur rendement, les meilleurs conseils boursiers sont de surveiller 4 facteurs en particulier.


Quelles actions acheter ?


Un œil sur les actions européennes

Le meilleur investissement boursier pourrait être sur les actions européennes. La principale raison est la reprise de la croissance économique qui pointe à l’horizon. De nombreuses opportunités devraient ainsi apparaître sur certains secteurs de l’industrie évoluant dans une niche. Ces entreprises sont actuellement décotées par rapport à leur valeur comptable, une reprise de l’activité économique déclencherait un phénomène de rattrapage qui ferait monter leurs actions. 

Les prévisions boursières pour 2017 sont assez optimistes concernant les pays du sud de l’Europe. L’Italie, le Portugal et l’Espagne ont entamé des réformes courageuses, qui commencent à porter leurs fruits. Ce sont donc certaines de leurs entreprises qui devraient retrouver de la valeur.

L’Allemagne devrait subir le contrecoup de l’instauration de son salaire minimum, puis le phénomène devrait se stabiliser une fois le choc absorbé. Les prévisions quant aux entreprises françaises n’étaient jusqu’alors pas brillantes, cependant le plan de 50 milliards d’euros d’économies proposé par le nouveau premier ministre devrait suffire à provoquer un effet de dynamisme.


Le meilleur investissement boursier pourraient être sur les petites valeurs

Les entreprises de niche se trouvent souvent dans la catégorie des petites valeurs. L’avantage de travailler dans une niche et que vous avez peu de concurrence, vous pouvez donc fixer vos prix surtout si vous travaillez à l’exportation. Les meilleurs conseils boursiers que l’on pourrait donner seraient de se fixer sur de petites entreprises françaises innovantes, dont les ventes sont dédiées à l’exportation et non-pas au marché français.

Surveiller de près notamment les fournisseurs de machines industrielles et de logiciels. Si la croissance est au rendez-vous, ces entreprises seront les premières à en bénéficier. On cite par exemple les constructeurs d’imprimante en trois dimensions, dont l’effet levier devrait encore s’accélérer.

Étant donné que l’on parle véritablement d’un secteur de niche, cela autorise les constructeurs à pratiquer des marges élevées, et donc d’offrir un bon rendement potentiel à leurs associés, et donc de faire augmenter le prix de leurs actions.



Prudence avec le secteur bancaire

C’est l’audit des actifs bancaires qui renseignent l’investisseur sur les actions à acheter dans le secteur bancaire. Si le troisième volet des accords de Bale a allégé la réglementation, les banques trop exposées au risque seront toujours obligées de se recapitaliser.

L’effet sera forcément une baisse du montant des actions. Ces banques présenteront sans doute des opportunités plus tard, pour l’instant les prévisions boursières en ce qui concernent le secteur bancaire sont mitigées. L’investisseur doit impérativement s’avancer en connaissance de cause.

Méfiance envers le luxe, la consommation et les télécoms français

Les valeurs de croissance dans le secteur du luxe et de la consommation ont beaucoup augmenté ces dernières années. Certaines se retrouvent aujourd’hui surcotées. Si le boursicoteur ne dispose pas des moyens de savoir lesquelles sont surévalués, il a tout intérêt à se tenir loin de ces secteurs à valeur de forte croissance, mais potentiellement dangereux pour son portefeuille.

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Les actions portant sur des produits d’utilité comme les télécoms ne sont intéressantes que dans les pays affichant une consommation croissante des ménages. Ce n’est donc par la situation en France, ainsi le secteur des télécoms pourrait ne pas être performant, voire s’ajuster à la baisse. Certaines actions ont déjà amorcé leur descente.

Garder un œil sur la situation politique des pays émergeant

Si en 2013 les meilleurs conseils boursiers recommandaient de s’orienter vers les pays émergeant, la situation a bien changé. La guerre en Ukraine a mise à mal bon nombre d’entreprises russes, la situation politique en Thaïlande devrait priver le pays des sourires de sa croissance annuelle. En revanche la situation de l’économie sud-coréenne reste toujours attirante, et l’on n’exclut pas de bonne performance du côté de la Chine, de l’Inde et de la Corée du Sud.

4 facteurs qui détermineront les actions à acheter


Les bénéfices des entreprises

Commençons par le plus simple, ce sont les bénéfices des entreprises qui déterminent leur valeur. Le meilleur rendement d’un investissement boursier s’oriente bien évidemment sur les entreprises disposant d’une marge suffisante.

Les actions européennes ont présenté une bonne performance globale ces dernières années. Mais ça n’est pas tout, la prime de risque joue également un rôle important. La prime de risque se réfère à un marché financier. Elle mesure l’écart de rentabilité prévue entre le marché financier et son équivalent en obligations d’État.

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Lorsque la prime de risque est faible, cela signifie que les actions à acheter présentent grosso modo le même niveau de risque que les obligations. Et comme le niveau de risque est presque identique, autant investir dans des actions pour se donner la possibilité d’un meilleur rendement.

L’investisseur boursier doit donc se tenir à l’écoute de la marge bénéficiaire des entreprises européennes. Et justement, la politique de protection de l’euro menée jusqu’alors par la Banque Centrale Européenne (BCE) pourrait bien s’assouplir afin de ramener un peu d’inflation dans la zone euro.

Les risques de déflation et les prévisions boursières

On parle de déflation lorsque les prix baissent. Ce qui fait la joie des consommateurs ne fait pas du tout l’affaire des économistes. Lorsque les prix baissent, les entreprises doivent vendre moins cher, et font donc moins de bénéfices.

Si elles font moins de bénéfices, elles sont obligées de se séparer d’une partie de leur masse salariale à fin d’octroyer le meilleur rendement à leurs actionnaires. Une entreprise ne peut lever de capitaux sur le marché que si elle propose aux particuliers d’investir dans des actions rentables.

La déflation donc, n’est pas une bonne nouvelle. D’autant plus qu’elle a tendance à être provoquée par les consommateurs, qui attendent que les prix baissent avant d’acheter. En conséquence les stocks s’accumulent, les entreprises doivent casser les prix pour vendre et se restructurer pour conserver une marge bénéficiaire suffisante.

Depuis la crise de la dette en 2010, la Banque Centrale Européenne a maintenu une politique de protection de l’euro. La conséquence a été la déflation, mais certaines prévisions boursières avancent que la tendance pourrait s’inverser. L’investisseur doit donc garder un œil sur la courbe de l’inflation/déflation.

En cas de déflation, il devra être très prudent sur les actions à acheter. En cas d’inflation, il disposera de meilleures opportunités pour investir dans des actions rentables.

La situation économique au Japon

Troisième puissance économique mondiale, le Japon s’est fait voler sa deuxième place par la Chine et entend bien la reprendre. Aux grands maux les grands remèdes, la banque centrale du Japon a décidé de combattre la déflation, afin de provoquer une lente inflation au pays du soleil levant.

La Banque Centrale du Japon a donc injecté 23 % du PIB national dans le mécanisme financier. À titre de comparaison, la Banque Centrale Européenne n’en a injecté que 6 %. Le Japon table donc sur sa croissance économique grâce à l’inflation, tout comme les États-Unis dont la réserve fédérale a injecté 20 % du PIB national dans le système bancaire et financier.

Malheureusement les autorités japonaises ont dû faire comme en France : augmenter la TVA. Sauf qu’au Japon elle est passée de 5 % à 8 %, ce qui pourrait porter un coup à la consommation des ménages. L’investisseur boursier doit donc consulter les chiffres de la consommation au Japon. Si effectivement l’arrivée de l’inflation et de la hausse de TVA est absorbée par des augmentations de salaire, alors par effet domino la bourse française pourrait en tirer des bénéfices.

Les taux d’emprunt de la France

Malgré l’abaissement des notes de la dette souveraine française par diverses agences de notation, l’Hexagone a pu emprunter à des taux très intéressants. Les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) se souscrivent même à des taux de rendement sans cesse en baisse. Mais si nous sommes aujourd’hui aux alentours des 2 %, cela risque de prendre fin avec la reprise de la croissance mondiale. 

Les gros investisseurs se tournaient jusqu’à présent vers la dette française, à défaut de mieux. Plus il y a d’acheteurs pour la dette française, plus la France peut la vendre cher, c’est-à-dire avec un taux de rendement faible. Mais à l’inverse, le moins il y a d’acheteurs, le plus le taux de rendement doit grimper pour attirer les investisseurs.

Cela signifie que l’État français dispose de moins de moyens pour financer les entreprises et l’économie dans sa globalité, l’effet pourrait être une diminution des performances boursières. S’il s’agit d’un risque sérieux, il ne concerne de toute manière pas l’ensemble des secteurs économiques. Au cas où la France emprunte à des taux plus élevés, l’investisseur devra suivre les meilleurs conseils boursiers pour ne pas voir la valeur de son portefeuille diminuer.