Franchise 2017: le profil des franchisés (revenus, rentabilité, villes…)



Les entrepreneurs se tournent de plus en plus vers les réseaux, c’est ce que révèle une enquête de la Fédération Française de la Franchise. Ils sont motivés par la notoriété d’une enseigne, qu’ils choisissent tout d’abord en fonction de la rentabilité proposée. Et ça marche, car les franchisés estiment qu’ils gagnent plus qu’un commerçant ou qu’un salarié. Ils sont de plus en plus motivés et professionnels, sans pour autant avoir fait de grandes études. Ils restent conscient des fondamentaux du commerce, et préfèrent s’implanter dans des locaux avec pignon sur rue. Mais dans quel secteur créer son entreprise ?


Des revenus compris entre 20 000 € et 40 000 €


Près d’1 franchisé sur 3 a fait état d’une augmentation de son chiffre d’affaires en 2014, c’est ce que révèle l’enquête de la Fédération Française de la Franchise. Alors que le revenu brut moyen d’une activité se montaient à 400 000 € en 2013, il est passé à 500 000 € en 2013. Au cours des 12 derniers mois, 41 % ont généré des rentrées d’argent allant de 300 000 € à 1 500 000 €. Ils sont 39 % à déclarer un turnover de moins de 300 000 €, et 1 franchisé sur 5 affiche un chiffre d’affaires supérieur à 1 500 000 €, alors qu’ils n’étaient que 14 % 2013.

Quelques bonnes idées de business

Monter un business rentable

Ouvrir une pizzeria

Les entrepreneurs interrogés sont globalement contents de leur situation, 54 % d’entre eux pensent qu’ils gagnent mieux qu’un commerçant, et 47 % estiment qu’ils font mieux qu’un salarié. Il reste toutefois qu’un tiers des franchisés perçoivent un salaire annuel inférieur à 20 000 €. Près d’un quart d’entre eux (24 %) ont des revenus supérieurs à 40 000 € par an, la majeure partie (43 %) gagnant entre 20 000 € et 40 000 € annuels.


Profiter de la notoriété d’une enseigne pour gagner de l’argent

Les franchiseurs sont unanimes, les membres de leurs réseaux ont évolué en professionnalisme et en motivation. Les profils des candidats sont de plus en plus qualitatifs, ces derniers cherchant à être entrepreneurs à l’intérieur d’un réseau sécurisé.

Et c’est bien le mot sécurité qui ressort de l’enquête, 25 % des franchisés cherchent à bénéficier de la notoriété d’une enseigne, il s’agit par ailleurs de la principale motivation. Aujourd’hui ils savent que le marché est difficile, plutôt que de se lancer seuls dans l’aventure ils souhaitent bénéficier de « l’encadrement, le suivi, l’assistance offerte » pour 21 % d’entre eux.



Une histoire de %

Alors que la force du réseau et l’expérience des autres membres comptait pour 14 % des critères de motivation des franchisés, cette année cette proportion se monte à 17 %. On recherche toujours la formule clé en main, mais cette facilité ne prend de l’importance que pour 14 % des sondés. Enfin le facteur le moins important est celui du concept, de la marque et des produits, qui ne revient que chez 13 % des personnes interrogées.

Ouvrir sa première franchise, même à moins de 34 ans


Les franchisés commencent jeunes, pour preuve ils ont environ 34 ans lors de leur première ouverture. Par ailleurs, 51 % d’entre eux sont âgés entre 18 et 34 ans.

ouvir une franchise

Plus des deux tiers (70 %) exerçaient une activité professionnelle salariée avant de se mettre à leur compte. Cette proportion est d’autant plus importante chez les 35 – 49 ans (81 %). Ils étaient 18 % à travailler pour eux-mêmes, soit en tant que commerçants, chefs d’entreprise ou en indépendants sous toute autre forme. Cette part est d’autant plus importante dans la tranche d’âge 50 – 64 ans, pour laquelle près d’une personne sur 3 était indépendante avant d’ouvrir sa première franchise.

Fait marquant : 76 % des sondés sont restés dans leur département ou dans leur région, seuls 24 % d’entre eux ont déménagé pour implanter leur affaire. Ils privilégient manifestement la vie familiale et les habitudes, car 58 % d’entre eux sont restés dans le même département.

Aujourd’hui ils ont 46 ans en moyenne, la classe d’âge la plus représentée étant celle des 35 – 49 ans, pour près d’un franchisé sur 2. Ils ont généralement fait des études, sans dépasser bac+3 pour 38 % d’entre eux. Une faible part d’1 % a été au-delà de bac+5, et 18 % s’est contenté d’un CAP ou d’un BEP.

La rentabilité avant tout, l’expérience ensuite

Les franchisés ne se lancent pas dans l’aventure sans savoir où ils mettent les pieds, 96 % d’entre eux ont fait leurs recherches. Pour cela ils ont surtout étudié la presse professionnelle (39 %), notamment via Internet (31 %). Il s’agit d’un bond phénoménal par rapport à 2013, où seuls 12 % des personnes interrogées annonçaient avoir effectué leurs recherches au sein de la presse professionnelle.

franchise rentable

Ils se déplacent également dans les salons professionnels (16 %), et notamment au salon franchise expo de Paris (15 %). Mais ils savent que rien ne vaut un bon feed back à l’intérieur du réseau, et puisent également leurs informations parmi les franchisés actuels (16 %).

La première chose qu’ils recherchent, est la rentabilité (77 %). Une fois ce point essentiel acquis, ils se penchent sur l’antériorité du réseau (68 %). Mais là encore ils vont à la rencontre de franchisés existants, et basent leur prise de décision sur leur satisfaction (63 %).

Toutefois en plus de leurs propres recherches, 69 % d’entre eux font appel à un expert, qui dans 48 % des cas est un expert-comptable. Deux sécurités valent mieux qu’une, un franchisé sur 2 fait appel à un conseiller juridique avant de se signer.

Quitter progressivement les grandes agglomérations pour les communes de taille moyenne


Les franchises ne s’ouvrent pas forcément dans les grandes villes. Au cours des 12 derniers mois près d’une nouvelle installation sur 2 s’est faite dans une agglomération de moins de 25 000 habitants. Mieux : 1/3 des nouveaux venus sont allés chercher fortune dans des agglomérations comprenant entre 5000 et 25 000 habitants.

D’ailleurs les implantations dans de grandes métropoles de plus de 100 000 habitants sont minoritaires, avec 12 %. Une taille comprise entre 5000 et 25 000 habitants semble satisfaire les entrepreneurs, 35 % des implantations s’y situent aujourd’hui.

Car la règle de l’emplacement reste primordiale dans le commerce

Mieux vaut un bon local commercial avec pignon sur rue dans une ville de taille moyenne, plutôt qu’un local isolé dans une métropole. C’est en tout cas ce que pensent 87 % des franchisés, qui reste attachés au local commercial avec passage. Ils sont 54 % à préférer le centre-ville, et seulement 9 % choisissent les centres commerciaux.

Il faut croire que ces choix sont payants, car 30 % des franchisés exploitant une enseigne depuis 10 ans, ont ouvert au moins 2 points de vente sous cette même enseigne.