Investissement dans une vache laitière ou une poule pondeuse: et si la ferme vous rapportait plus que la bourse ?



Qu’est-ce qui rapporte plus que la bourse ? Réponse : le placement d’argent dans les vaches laitière pour les confier à un exploitant permet un rendement de 4 % à 5 % par an. Et si vous réinvestissez votre rendement dans l’achat d’autres bêtes, vous obtenez un investissement moins risqué que les actions, et qui rapporte plus. Une autre astuce consiste à acheter une poule pondeuse pour économiser le coût sans cesse grandissant des œufs. Petit tour sur ces placements financiers d’un nouveau genre, qui rapportent régulièrement et sans risque.


Placement d’argent dans les vaches, comment ça marche ?


Un investissement à moins de 2000 €

Le prix varie de 1200 € à 1850 €. Il est donc possible de démarrer son investissement avec un petit budget, ou de miser d’entrée sur un troupeau si l’on dispose de suffisamment de capital. Le prix dépend de sa race, mais en particulier de son poids. Il est préférable d’opter pour une jeune, mais suffisamment mature pour produire du lait. Au fur et à mesure de sa croissance elle prendra du poids, et donc de la valeur.

Un rendement annuel entre 4 % et 5 %

C’est un investissement qui rapporte régulièrement et sans risque, eu égard aux besoins alimentaires de la planète. Selon une étude du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), en 2050 l’être humain devrait consommer en moyenne 500 g de viande et 1 l de lait par semaine. La croissance de la population fait qu’à cette date, il y aura 34 % de personnes en plus sur la terre. Tout le monde a besoin de lait, et tout le monde a besoin de viande. Même le lait en poudre est fabriqué à partir du lait de vache.

Ces bonnes perspectives permettent d’obtenir un rendement compris entre 4 % et 5 %. Au départ, vous achetez une vache laitière sans jamais la voir. Elle sera confiée par le vendeur à un éleveur. À charge de ce dernier de la nourrir et de la soigner, il doit par ailleurs disposer d’une assurance. L’éleveur tire ses revenus de la vente du lait. Tous les ans, il verse un loyer au vendeur, qui en retour vous verse un revenu compris entre 4 % et 5 %.

À partir de là, vous disposez de 2 options : augmenter votre cheptel ou encaisser votre rendement.


Option augmentation du cheptel

La stratégie consistant à réinvestir le rendement obtenu par l’achat d’une vache est très intéressant. Dans cette configuration, vous utilisez les revenus perçus pour acheter une plusieurs supplémentaires. Vous pouvez également en racheter de vos propres économies pour augmenter votre cheptel. Pourquoi le feriez-vous ? Parce qu’il s’agit d’un investissement moins risqué que les actions, et qui rapporte plus que la bourse.

Prenons un exemple. Admettons que vous en achetiez 20 la première année, et que vous réinvestissiez le rendement tous les ans, sans en acheter de supplémentaires. Au bout de 10 ans vous obtenez 28 têtes de bétail.



Prenons un autre exemple

Admettons que vous en achetiez 6 par an au prix de 1167 € par tête, pendant 8 ans. Admettons que tous les ans vous réinvestissiez le rendement dans l’achat d’autres têtes de bétail. Au bout de 8 ans, vous possédez un troupeau de 55 bêtes, d’une valeur de 64 185 €.

Il est intéressant de constater que la stratégie consistant à réinvestir les rendements dans le placement même, est recommandée par les ténors de la bourse sur une durée de 35 ans. Effectivement, des études montrent que des actions du CAC 40 détenues pendant 35 ans et dont les dividendes sont réinvestis pour l’achat d’actions supplémentaires, permettent un rendement moyen de 10 %.

Le simple calcule ci-dessous montre que le placement d’argent dans les vaches rapporte plus que la bourse.

Option perception de rendement annuel

L’investisseur peut à tout moment choisir d’encaisser les bénéfices annuels. La plupart des solutions existantes présentent de la souplesse d’utilisation. Vous pourrez ainsi varier votre stratégie au fil des années, et au fil de vos besoins financiers. Mais attention, la vache est un placement financier sans capital garanti et sans possibilité de trésorerie disponible.

Placer son argent ainsi avec réflexion

acheter une vache

Si le coût d’achat est en moyenne de 1500 €, il ne s’agit pas d’un bien qui se revend rapidement sur le marché secondaire. Si vous avez besoin de trésorerie rapidement, vous aurez le droit de vendre votre animal à l’abattoir, mais n’en tirerez qu’une somme comprise entre 800 € et 900 €. Cet investissement doit donc se faire sur un moyen à long terme, en ciblant un volume qui ne sera pas handicapant pour votre budget.

Comment acheter une vache en France pour investir

On trouve plusieurs sociétés en France, spécialisées dans ce placement d’argent. L’intelligence du système est qu’il est mutualisé. Si vous achetez effectivement une herbivore, vous ne savez pas dans quelle exploitation elle se trouvera, et d’ailleurs vous ne connaîtrez même pas son nom.

Le principe de la mutualisation fait qu’en cas de maladie, vous continuez de percevoir votre rendement car le manque à gagner est partagé entre tous les investisseurs. On s’aperçoit vite qu’il s’agit d’un investissement moins risqué que les actions.

D’autant plus que l’exploitant a l’obligation de détenir une assurance. L’assureur indemnisera le système mutualisé en cas de mort, de perte ou de vol de l’animal.

Acheter une poule est un placement


Le prix des œufs augmente

Étant donné que le prix des œufs augmente, la poule aux œufs d’or est maintenant une gentille gallinacée que l’on trouve aux quatre coins des fermes. Car le prix a augmenté de 60 % de 2000 à 2010, et il continue de s’envoler du fait des nouvelles normes européennes.

Les enclos doivent maintenant laisser 750 cm² par bête, ce qui a pour effet d’augmenter les coûts de production, coûts qui bien entendu se répercutent sur le consommateur. À la décharge des éleveurs, force est de constater qu’ils n’ont pas le choix face au montant des prélèvements fiscaux et sociaux.

C’est ainsi que le coût industriels s’est envolé de 10 % à 20 % dès les premiers mois de la mise en application de cette mesure. Et encore, on ne parle pas d’œufs frais pondus par un animal élevé au grain de blé et de maïs.

Vous aussi pouvez en acheter une

Une seule est capable de pondre 280 fois par an, soit près d’un œuf par jour. Et quand on sait que son prix oscille entre 10 € et 20 €, on réalise tout de suite les économies potentielles. À raison d’un prix moyen de 2,50 € pour une boîte de 6 œufs fermiers bien frais et bien beaux, votre poule pourrait produire 117 € par an. Pour un coût d’achat de 20 € maximum, cela représente une belle économie, une vie saine et de la nourriture fraîche au petit déjeuner.

placer son argent dans des poules

Mais attention, la petite a besoin d’espace et d’une bonne alimentation. Un balcon peut suffire, un jardin c’est encore mieux, encore faut-il la rentrer au chaud l’hiver et la protéger du soleil l’été.

Les Américains l’ont déjà adopté

Si les Américains l’ont déjà adoubé dans les villes, c’est que ça marche. À Brooklyn, les habitants ont formé le club des éleveurs en ville. Dans un pays où l’aide sociale n’est pas la plus performante du monde, on apprécie d’avoir des œufs frais gratuitement. Les jardins communautaires accueillent donc de plus en plus de gallinacée, les produits de la ponte étant répartis entre tous les co-jardiniers.

Et lorsque qu’elles pondent moins ? Elles finissent en bouillon.

Les poules, les vaches et la fiscalité

Acheter une poule dans le seul but d’en consommer soi-même les œufs ne donne lieu à aucun impôt supplémentaire. Le propriétaire ne devra payer d’impôts qui s’il tire des revenus de la vente de ce qu’elle produit. Encore que l’administration fiscale n’ira pas à se déplacer pour une vingtaine de bêbêtes…

En revanche, les revenus perçus du placement dans les vaches donnent lieu à une imposition supplémentaire. Mais heureusement, il y a des bonnes surprises., Il doit être déclaré en tant que bénéfices agricoles imposés au régime réel normal. Ce régime fiscal vous permet d’amortir le prix afin de vous créer un déficit.

Admettons par exemple que vous en achetiez une à 1500 €, et que la première année vous perceviez un rendement de 75 €. Admettons que vous souhaitiez l’amortir sur 5 ans, cela représente 300 € par an. Vous avez donc 75 % de revenus en plus, vous amortissez 300 €, vous êtes donc en déficit de 225 €.

Vous pouvez utiliser ce déficit de 2 manières. Premièrement, vous pouvez le reporter sur vos revenus afin de diminuer votre base imposable. Deuxièmement, vous pouvez reporter ce déficit sur vos autres bénéfices agricoles des 6 années suivantes. C’est moins risqué que les actions, ça rapporte régulièrement et sans risque, et en plus on défiscalise…