Les meilleurs placements financiers originaux de 2017: oeuvres d’art, vaches, diamants, manuscrits…



Avec des rendements de 0,75 % pour les livrets réglementés et de moins de 2,5 % pour les assurances-vie en euros, les particuliers pensent de plus en plus aux placements atypiques. Les livrets manuscrits, les fonds exotiques, les vaches, les diamants et le vin, voici qui peut sembler dissonant à l’oreille d’un épargnant. Pourtant le retour sur investissement peut être particulièrement intéressant, à condition de ne pas oublier les règles de la diversification et de l’information préalable. Mais quel est le placement le plus rentable à long terme ?


Investir dans le vin, et pas seulement en achetant des bouteilles


Il n’est pas nécessaire d’être un fin œnologue pour investir dans le vin. Aujourd’hui les groupements fonciers viticoles (GFV) proposent aux particuliers d’acheter des parts d’une exploitation, pour une rémunération variant de 1,5 % à 3 %. Il est possible d’être payé en bouteille, ce qui procurera un meilleur rendement après un séjour suffisant dans une cave.

Aujourd’hui acheter des vignobles représente un très bon investissement, grâce à l’intérêt des nouveaux riches des pays émergeants : chinois, thaïlandais et indonésiens en tête. Toutefois il s’agit d’observer la même prudence que si l’on achète et revend du vin en bouteilles. En fonction de ses moyens, l’investisseur se tournera vers des terres prestigieuses, plus aptes à prendre de la valeur dans le temps. À titre d’exemple, le prix d’un hectare de Pouilly-Fuissé a augmenté de près de 40 % au cours des 10 dernières années.

Les contribuables lourdement imposés apprécieront l’exonération des vignobles à l’ISF, et l’exonération partielle des droits de donation.


Placer son argent dans des fonds « exotiques »


Les fonds exotiques souffrent d’une appellation faisant penser à un paradis fiscal inscrit sur la liste noire de toutes les administrations du G8. Il n’en est rien, ce label se réfère à un panier regroupant des fonds souverains de pays émergeants avec ceux de pays développés. Les gestionnaires les choisissent en fonction de la population qui doit être jeune et nombreuse, et de la présence de ressources naturelles.

Ces 3 facteurs doivent logiquement permettre une croissance économique, les déflations et autres dépressions ne sont pas retenues. L’intérêt des fonds exotiques réside dans leur inconvénient : la volatilité. Alors que les marchés émergeant ont subi des pertes de l’ordre de 9 % en 2013, ce type d’investissement a pris 21 % au cours de la même période.



Fluctuations

S’il n’est pas rare de voir des gains de 50 %, l’inverse peut également se produire et l’investisseur pourrait perdre la totalité de sa mise. C’est pourquoi il est conseillé de conserver ces parts à l’intérieur d’un portefeuille global, sans dépasser 5 %.

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Miser sur des entreprises via le financement participatif


financement participatifLes particuliers disposant du temps et des connaissances nécessaires, peuvent participer à des rencontres entre Business Angels et entrepreneurs. Ils se pencheront particulièrement sur la personnalité des dirigeants, et tenteront d’établir les chances de réussite à l’intérieur du marché concerné.

Mais il existe des solutions plus simples au travers des nombreuses plates-formes de financement participatif. Plutôt que de prendre le risque de miser une grosse somme sur 1 ou 2 sociétés, les particuliers disposant de peu de temps et de connaissances peuvent investir dans plusieurs sociétés.

Placer son argent dans une start-up peut rapporter beaucoup

A condition de n’espérer de rendement qu’au moment de la vente des parts. Car il n’est que très rarement question d’une rétribution mensuelle ou trimestrielle. Une fois l’objectif économique atteint, les dirigeants décident de distribuer des dividendes aux actionnaires.

Ces derniers peuvent également choisir de céder leurs actions, afin de se payer sur le bénéfice réalisé. Aujourd’hui ces investissements ne sont plus si atypiques que cela, car les plates-formes de crownfunding doivent être inscrites à l’ORIAS.

Acheter de l’art, le conserver et le revendre


Si l’on veut gagner de l’argent avec l’art, il est impératif de s’y connaître. Certes il existe des fonds et des structures en indivision, dans lesquels chaque participant détient une part ou une quote-part. C’est alors aux gestionnaires d’acheter et de vendre, l’investisseur recevant son dû à chaque plus-value. Cependant il est nécessaire de bien connaître la structure, car l’actionnaire n’a pas de réelle visibilité sur l’activité d’achat – revente.

Celles et ceux qui ont réalisé le plus de bénéfices avec les œuvres d’art, se sont tournés vers des artistes en début de carrière, dont la renommée commençait à grandir. Ils ont diversifié leurs achats et ont conservé pendant longtemps.

Les collectionneurs ayant acheté des tableaux du peintre contemporain chinois Zang Xiaogang, ont dû mettre 50 000 € sur la table il y a 20 ans. L’année dernière, ces toiles se sont vendues 1 million d’euros en moyenne. Le tout avec une fiscalisation réduite, au nom de la conservation du patrimoine culturel.

Les vaches, les diamants et les manuscrits


acheter des diamantsInvestir de l’argent pour un rendement mensuel immédiat de 5 % ? Choisissez les vaches. Plusieurs fonds récoltent la mise des particuliers, et les destinent à des éleveurs laitiers.

Ces derniers rétribuent les investisseurs en leur versant une part mensuelle, et une assurance protège le capital investi en cas de décès ou de maladie du cheptel. Les parts se revendent, mais ne se valorisent pas dans le temps. Il n’en reste pas moins que le calcul démontre que les vaches rapportent plus qu’une assurance-vie.

Tout le monde peut acheter un diamant, fût-il de la taille d’une tête d’allumettes. Simple à dissimuler, il n’est pas nécessaire de payer des frais de coffre bancaire, et la pierre précieuse peut être échangée à tout moment. Au contraire de certains placements, la trésorerie est disponible en revendant le diamant, si possible avec bénéfice, sur un marché spécialement prévu à cet effet.

Est-ce une bonne idée d’investir dans les diamants ?

Mis à part l’amour que leur porte les femmes, le diamant a bien d’autres qualités pour l’investisseur. D’abord il résiste très bien aux différentes crises financières qui traversent les décennies. Même si aucune valeur n’est à l’abri des bulles, la pierre précieuse a quand même de quoi leur résister à condition que le marché ne perde pas la boule.

Le mieux, c’est de regarder sa courbe depuis un siècle. Elle est rectiligne. La valeur des diamants monte doucement mais sûrement, un peu chaque année. Un complément d’épargne donc, à mettre dans son portefeuille de valeurs en cas de coups durs.

En posséder quelques uns, c’est ne pas avoir trop de mal à bien les revendre, dans un futur proche ou lointain. En plus, il devient de plus en plus rare, donc la courbe ne devrait pas s’inverser.

Ne pas acheter n’importe quoi

comment-acheter-un-diamantEn effet, tous les diamants n’ont pas la même valeur, et ne se négocient pas de la même façon. Ainsi, il faut éviter les petites pierres. En dessous de 0,5 carat, c’est prendre un grand risque : il ne sont pas certifiables, et le marché est rempli de contrefaçons. Il vaut donc en acheter moins, mais de meilleures qualités : incolores (de D à F), pures et qui dépassent les 0,5 carats, mais sans dépasser les 2 carats (difficiles à revendre du fait de leur rareté).

A éviter aussi : les intermédiaires sulfureux et le diamant papier, qui n’est rien d’autre qu’une spéculation pouvant se transformer en feu de paille.

Une fiscalité à prendre avec des pincettes

C’est un peu comme pour l’or : c’est un peu compliqué. L’acheteur peut choisir son régime fiscal et opter pour la taxe forfaitaire de 6% ou pour celle sur la plus-value de 34,5%. A cela s’ajoute des exonérations, des abattements, et de la TVA.

Placements atypiques les précautions à prendre


L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) rappelle que les marchés atypiques ne sont pas soumis à son contrôle. Si l’organisme ne dément pas la possible rentabilité, ses responsables invitent les investisseurs à se renseigner sur la structure proposant le produit. Où est-elle basée, quel est le nom des dirigeants ?

Il est également important de se renseigner sur la totalité des frais, et de s’assurer que l’on pourra revendre le produit acquis sur un marché existant. Enfin dernière précaution non négligeable : identifier impérativement les règles et facteurs qui déterminent la valeur de l’objet.

De nouveaux pouvoirs pour l’AMF

amfElle surveille les placements atypiques de très près, et ses pouvoirs viennent d’être élargis, en faisant plus que jamais un gendarme craint. Cette augmentation des contrôles est encore au stade de projet, mais celui-ci devrait voir le jour, tant le diamant et autres investissements atypiques (oeuvres d’arts, terres rares…) sont des placements qu’il est nécessaire d’encore mieux surveiller.

Le but, encore une fois, est de protéger le particulier de tous les excès. Les arnaques sont légions dès que les promesses de rendements miracles s’amoncellent et les escrocs pullulent. Les publicités qui promettent monts et merveilles vont ainsi être dans l’oeil du viseur.

Voilà, vous savez tout. Ne vous reste plus qu’à devenir riche maintenant. Bon courage.