Risque bancaire 2017: la Grèce proche de la faillite et d’une sortie de l’euro (Grexit) ?



Une sortie de la zone Euro de la Grèce ne ferait pas l’affaire de nos banques ni des bourses européennes en général. Si le risque de Krach boursier est une éventualité, celui-ci parait tout de même peu probable, bien qu’une panique puisse s’emparer des marchés à court terme comme on l’a connu avec Chypre il y a quelques temps. S’il ne faut pas considérer les banques françaises en danger, une fin de l’euro en 2017 du côté grec pourrait entamer une dangereuse contagion. Si la France en faillite suite à un Grexit ce n’est pas pour demain, il faut quand même avoir dans un petit coin de sa tête le risque d’un krach bancaire mais ne pas céder à l’affolement.


Mesure choc : fermeture des banques et retraits limités


Il ne fait pas bon devoir retirer de l’argent en Grèce en ce moment, les caisses des distributeurs étant vides. Pour ceux dans lesquels il reste un peu de cash, c’est 60 euros par jour. De la même façon, il n’est plus possible pour le moment d’expatrier ses économies dans un autre pays (même si 80 milliards se sont déjà fait la malle) . Mais cette fois-ci, la population s’y attendait, et elle a fait ses réserves d’argent frais depuis plusieurs semaines déjà. Car pour le moment, les banques sont fermées pour éviter toute ruée et panique. La peur n’est jamais une bonne conseillère dans ces moments là.

Cette histoire de Grexit nous montre quand même qu’au quotidien, se passer d’une banque est loin d’être quelque chose de facile. Pour les chefs d’entreprise, c’est encore plus compliqué. Les salaires seront-ils payés ? Personne pour le moment n’est capable de le dire car on ne sait pas quand le contrôle des capitaux prendra fin. Il y en a qui doivent avoir pas mal de billets sous le matelas. On a quand même connu mieux pour sécuriser ses économies.


Les touristes pourront-ils payer avec une CB en Grèce ?

Les grandes vacances approchent, et ceux qui ont prévu d’aller se la couler douce à Mykonos ou ailleurs dans le pays se demandent ce qui va les attendre là-bas. Pour le moment, les touristes ne sont pas limités et pourront retirer ce qu’ils veulent au distributeur. Sauf qu’il faudra faire la queue comme tout le monde.

De la même façon, ceux qui pensent payer les restaurants en carte bancaire se fourrent le doigt dans l’oeil. L’écriteau « en panne » devrait être à la mode, tous les commerçants vont essayer d’avoir un peu plus de cash. Le mieux est donc de partir avec l’argent nécessaire pour ses vacances pour ne pas se retrouver en rade une fois sur place



Qu’est ce qui déclenche une panique bancaire ?

Les effets de masse ne sont jamais bons car la panique est contagieuse est une fois que la mèche est allumée, il ne se trouve nulle part un pied pour l’éteindre. Quand les grecs voient les files d’attentes devant les distributeurs, ils se disent : moi aussi, je dois y aller, sinon il ne restera plus de sous dans l’appareil.

Quand on n’a plus confiance dans le système, ce sont les réflexes de survie qui se mettent en place, car on pense avant tout à protéger sa famille, malgré les messages d’apaisement qui sont diffusés toute la journée dans les médias locaux par les autorités. Dans ce cas là, on ne peut plus réfléchir rationnellement. S’il est très facile de rompre la confiance, il est au contraire très difficile de la rétablir.

Les conséquences pour les français d’une faillite de la Grèce


Et que va-t-il se passer sous nos contrées ? Va-t-on vers une faillite des caisse de retraites ? Bon, c’est un exemple, mais difficile de savoir de quoi l’avenir sera fait. Ce qui est certain, c’est que si la Grèce sort de l’euro, les français sentiront leur portefeuille plus léger car notre pays lui a quand même prêté des milliards. On parle d’une facture de 750 euros par français. On ira pas chercher l’argent dans leur poche, mais au final, ils les paieront d’une façon ou d’une autre d’autant plus que les taux d’intérêts vont grimper à leur tour.

faillite des banques

La France pas concernée par la crise ?

On cherche à nous rassurer de tous les côtés, mais dans ce jeu de dupes, on ne peut prendre pour argent comptant ce que nous disent les politiques. Même si les banques françaises se sont désengagées des avoirs qu’elles détenaient en Grèce, même si notre économie est solide, personne n’a de boule de cristal et ne peut prévoir ce qui va se passer alors que les évènements sont totalement inédits.